J’ai 65 ans j’ai eu un refus d’assurance de prêt immobilier…que faire ?

L’envie de devenir propriétaire peut venir sur le tard, y compris après 65 ans. Pourtant, l’obtention d’un prêt immobilier, même avec de bonnes ressources, peut devenir compliquée, notamment à cause de l’assurance emprunteur qui y est associée. Que faire quand on obtient une réponse négative ? 

Quelles sont les raisons d’un refus d’assurance de prêt immobilier après 65 ans ?

Avec les années, les chances de déclencher certaines maladies sont multipliées. L’âge en lui-même constitue pour la banque un facteur de risque qu’elle préfère éviter. Elle prend en outre en considération l’âge qu’aura l’emprunteur à la fin de son prêt, en fonction de la somme à prêter et de la durée du prêt. Or, le plus souvent, après 75 ans, l’assurance groupe (l’assurance de la banque) n’assure plus. 

L’aval pour une assurance emprunteur est également lié à d’autres facteurs, comme l’état de santé. Une personne de plus de 65 ans qui aurait une maladie ou suivrait un traitement à vie, là encore, serait aux yeux des banquiers un client potentiellement à risque. 

Même si, à cet âge, les personnes sont le plus souvent à la retraite, ce n’est pas le cas pour tous. Un métier dangereux peut suffire pour recevoir un refus.

 Selon les établissements bancaires, certains hobbies ; comme le saut en parachute, à l’élastique ou autres sont de très bonnes raisons pour avoir une réponse négative. Les séniors étant de plus en plus actifs et même friands de nouvelles expériences, ce type de pratique n’est pas si rare. Mais quelquefois incompatibles avec la demande d’une assurance emprunteur. 

Le fait d’être expatrié ou que le co-emprunteur présente un niveau de risque le jugeant peu fiable pour la banque peut motiver le refus, également. 

En ayant 65 ans et plus, quelles sont les solutions après un refus d’assurance de prêt immobilier ?

En cas de refus d’assurance de prêt immobilier, il est en premier lieu important de connaitre le motif de ce refus. S’il est lié à l’âge ou à la santé, il n’y a pas grand-chose à faire, à part chercher ailleurs ; comme nous allons le détailler dans le dernier paragraphe. 

Il est possible de limiter le niveau de couverture (à vos risques et périls). Le contrat prévoira alors des exclusions de garantie. Cela signifie que si votre état de santé se dégrade et que la maladie est celle pour laquelle vous avez une exclusion de garantie, l’établissement bancaire ne prendra pas le relais pour payer les mensualités du bien immobilier. 

Pour avoir un bon niveau de couverture, vous pouvez accepter de payer une surprime. Cela signifie que pour le risque encouru, la banque vous fait payer plus cher, tous les mois, pour assurer votre crédit immobilier. 

Vous pouvez surtout, pour avoir un devis personnalisé, recourir à la délégation d’assurance, c’est-à-dire passer par un cabinet d’assurance extérieur, et ne pas prendre l’assurance groupe, automatiquement proposée par la banque où vous faites votre prêt immobilier. 

Les taux d’assurance de prêt immobilier pour les 65 et plus

Emprunter après 60 ans et même plus n’est pas une situation rarissime. Pourtant, les banques sont toujours inquiètes à l’idée de ne pas être remboursées des sommes qu’elles prêtent. 

L’assurance emprunteur, quel que soit le profil de l’individu, représente une part conséquente de la somme totale à payer. C’est pourquoi il ne faut jamais hésiter à faire jouer la concurrence. 

C’est encore plus le cas, quand on a plus de 65 ans, car on entre dans ce que les banques et certains assureurs considèrent comme une catégorie à risque. 

Le taux d’assurance de prêt varie d’un établissement à un autre, de la somme qui doit être emprunté, de l’âge, mais aussi de la durée du prêt.

En nous basant par exemple sur un prêt de 100 000 euros, s’étalant sur 10 ans, pour une personne âgée entre 60 et 72 ans, le taux pourrait varier entre 0.32% et 1.32%. La somme à verser serait donc, pour l’âge le plus avancé de plus de 13 000 euros. 

Pour la même personne, mais sur un prêt courant sur 20 ans, ce taux pourrait être de 0.39% jusqu’à 1.63% (donc un coût variant de presque 8 000 euros à plus de 32 000 euros !). Attention, dans ce dernier cas, le prêt ne serait pas couvert jusqu’à son terme, la personne ayant dépassé l’âge de la prise en charge. D’autres structures peuvent alors prendre le relais, mais pour un coût encore différent. 

Nos conseils pour souscrire une assurance de prêt immobilier en ayant plus de 65 ans après un premier refus :

Heureusement pour les plus de 65 ans, les cabinets d’assurance ne fonctionnent pas tous de la même manière. Leur politique en matière de risque varie. C’est pourquoi un premier refus bancaire ne doit pas être vu comme une fatalité. Ni même le premier refus par un cabinet d’assurance, donc. 

Ce qui fait peur à un cabinet sera plus anodin pour un autre. Il est donc important de ne pas se décourager et de procéder à d’autres recherches. Pour ce faire, des comparateurs en ligne peuvent aider le senior à trouver les assureurs moins frileux ; comme il a pu le faire pour la recherche du taux le plus bas pour son prêt immobilier par exemple. 

Enfin, il est bon de savoir que, si malgré toutes ces tentatives, les réponses étaient toujours les mêmes, il existe des organismes spécialisés, en fonction des situations pour obtenir une assurance emprunteur. 

Cela peut être la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Les critères sont stricts et le niveau d’examen du dossier pointu, mais les chances augmentent de pouvoir être assuré. 

Il est donc toujours préférable d’opter, quand on le peut, pour un prêt de courte durée, ce que les banques ont tendance à favoriser, passé un certain âge. 

Avoir un apport conséquent et surtout ne pas viser un montant trop élevé sont de bons moyens d’obtenir plus « facilement » une réponse positive, sans se ruiner avec l’assurance emprunteur obligatoire.