Si Marseille, m’était comptée ...


  • Du 21 mars 2012 19:30 au 31 mars 2012 23:00 - Marseille (13)

Si Marseille m’étais contée, elle serait le symbole d’une union romantique, celle de Gyptis et Protis. Celle qui dans son évolution est devenue Massalia belle et rebelle. Marseille l’insoumise que Louis XIV a fait maintenir en joug par un fort Saint Nicolas braqué sur elle.

Si Marseille m’étais contée, se serait avec l’accent du soleil, sous l’ombre bienveillante d’un brassage culturel charié par la mer méditerranée.

Mais si Marseille m’étais comptée… ?

Si Marseille m’étais comptée l’histoire deviendrait un calcul : celui d’une rénovation urbaine indexée sur le remplacement d’une population gênante et peu rentable, celui d’une augmentation du prix de l’immobilier au mètre carré, celui d’un déplacement vers la périphérie d’une classe populaire résidente en centre ville.

Si Marseille m’étais comptée, on verrait apparaître les enjeux stratégiques, politiques et économiques d’un programme comme Marseille Capitale culturelle 2013 et on se demanderait si les petites associations culturelles, les collectifs qui sont le vivier quotidien de la culture marseillaise ne comptent pas pour du beurre.

Si Marseille m’étais comptée il y aurait plus de 800 000 habitants dont un certain nombre qui se demanderait si à force de normalisation et de customisation, les jours de Massalia belle et rebelle ne sont pas comptés...

PROGRAMME

  • Mercredi 21 mars à 19:30

Discussion avec Alessi Dell’Umbria

Alèssi DELL’UMBRIA est inclassable. Son action se situe dans les failles du système en place, et tente de les élargir. Elle s’inscrit aussi, depuis une vingtaine d’années, dans l’espace urbain du centre de Marseille, que ce soit à la Plaine sans frontières ou à l’Ostau dau Pais Marselhés. C’est aussi durant cette période qu’il rédige une Histoire universelle de Marseille, publiée en 2006 chez Agone. Il a été aussi de ceux qui, trop rares, ont salué la révolte des banlieues de l’automne 2005 dans un pamphlet intitulé ’C’est de la racaille eh bien j’en suis’. Il viendra donner son point de vue sur les actuelles transformation subies par Marseille...

Biblio :
C’est de la racaille ? Eh bien j’en suis ! chez l’Echappée- 2006
Histoire universelle de Marseille, de l’an mil à l’an deux mille chez Agone, collection Mémoires Sociales, 2006.
La rage et la révolte Editions Agone, janvier 2010
Echos du mexique indien et rebelle Editions Rue des cascades, février 2010

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  • Jeudi 22 mars à 19:30

Marseille Trop Puissant ® par le collectif Geographiques

Depuis le début des années 2000, l’image de Marseille remonte une pente qui semblait bien raide, en passant de capitale du banditisme et de la drogue à capitale culturelle.

En même temps que le TGV (2001), qui place la ville à trois heures de Paris, de nouveaux habitants du nord de la France attirés par le soleil et le « cosmopolitisme » marseillais arrivent en grand nombre.

10 ans plus tard, et à l’heure de l’auto-congratulation générale autour du projet de marketing urbain Marseille-Provence 2013, le collectif Géographiques se propose d’introduire la soirée par un rappel sur le contexte historique et urbain dans lequel le label de capitale européenne de la culture a été obtenu, en essayant de tracer les contours de ce qui attend les Marseillais après 2013.

  • Jeudi 22 mars à 20:00

Discussion avec Jean Pierre Garnier - Face au « culturel » comme alibi, la culture comme arme

Quelle peut être la place et le rôle de la culture alors que les rapports sociaux capitalistes ont envahi toutes les sphères de l’activité humaine ?

Est-elle encore en mesure de fournir un point d’appui pour résister et élaborer des alternatives ? Répondre à ces questions suppose une clarification préalable sur ce qui se joue autour de ce que l’on nomme « culture ».

Et qui, de fait, sous les effets conjugués des forces du marché et de l’État, se réduit au ’culturel’. Soit un régime de gouvernement des populations mariant le mercantile au consensuel qui désactive tout désir politique, et rêve d’un public « assis » et spectateur pour exorciser le spectre d’un peuple debout et agissant.

Il y eut pourtant au cours de l’histoire des moments où s’est opérée une interactivité entre des dynamiques d’émancipation collective et la mobilisation autour d’objets ou d’enjeux culturels. D’où une interrogation : comment oeuvrer à les repolitiser ?

Chercheur et enseignant en sociologie urbaine, Jean-Pierre Garnier est l’auteur de nombreux livres.

Biblio :
Des barbares dans la cité , Flammarion, 1997
Le Nouvel Ordre local , L’Harmattan, 2000
Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires, Editions Agone, mars 2010
Jean-Pierre Garnier collabore, entre autres, à Réfractions et au Monde libertaire.

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  • Vendredi 23 mars à 19:30

Quizz ’Qui a dit ça’ ? Avec Bruno Le Dantec

Qui a dit ça ?
’Je crois que Marseille est incurable à jamais.’
’Il faut nous débarrasser de la moitié des habitants.’
’Pour que les gens se mélangent, il faut que certains partent’

A partir des citations relevées dans l’ouvrage ’La ville sans nom, Marseille dans la bouche de ceux qui l’assassinent’ de Bruno Le Dantec, augmentées d’autres citations. La présence de Bruno Le Dantec permettra d’étayer les réponses.

Bruno le Dantec est chroniqueur, auteur.

On lui doit :
La ville sans nom, Marseille dans la bouche de ceux qui l’assassinent aux Edtions le chien rouge -2007
La Gazelle , nouvelle publiée dans « Méditerranée, Babylone de l’imaginaire » (Images en Manoeuvres, 2000)
Le recueil de récits Douze crimes avec ou sans bagnole (La Poissonnerie, Marseille),
Il signe sous le pseudonyme Nicolas Arraitz, un Éloge du débusqueur andalou préface du « Manifeste des chômeurs heureux »(éditions Le Chien rouge, 2006).
Il collabore avec les périodiques CQFD (France) et La Guillotina (Mexique).

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  • Vendredi 23 mars à 21:30

Concert Radio Babel

Radio Babel Marseille est un combo vocal marseillais de 5 chanteurs sur des textes de Louis Brauquier ainsi que des compositions personnelles de Gil Aniorte Paz (textes et musique).

Les langues chantées (français, provençal, portuguais, espagnol, yoruba, bambara…) racontent Marseille, les voyages, la mer, l’ailleurs. ’Toutes les puissances du globe sont là dans la ville maritime ou débarquent brûlent et passent les races multipliées’ Louis Brauquier

  • Samedi 24 mars :: 10:00/12:00

Des bastides à l’habitat social ...

Balade urbaine patrimoniale dans les 15ème et 16ème arrondissements de Marseille.

Petit voyage d’un kilomètre et demi et d’un siècle et demi.

Cette balade parcourt un territoire encore semi-rural au milieu du 19e siècle.

De la révolution industrielle jusqu’aux fermetures d’usines de la fin des années 1970, ce qui n’était qu’un trou dans le tissu urbain de Marseille s’est peuplé par l’accueil de toutes les grandes vagues de migrations économiques et politiques.

Italiens, Espagnols, Arméniens et Maghrébins sont ouvriers des tuileries, de la réparation navale, des savonneries, des huileries ou des sucreries. Ils se logent comme ils le peuvent bien après que se construise là la première cité d’habitat à loyer modéré, en 1926. Il faut attendre la fin des années 50 pour que le démembrement d’un grand domaine bourgeois serve de terrain privilégié à la politique d’habitat social de Gaston Defferre.

(La balade dure deux heures environ ( difficultés : escaliers) et est complétée par un temps d’échange et de documentation )

Lucienne Brun animera la balade, elle est passionnée par la réflexion sur le patrimoine et la politique de la ville, fortement engagée dans la défense collective du cadre de vie.

Lucienne Brun a publié deux ouvrages sur la mémoire ouvrière des quartiers Nord.

La ballade urbaine est proposée par La coopérative patrimoniale Hôtel du Nord.

Prix à peu près libre (parce que conseillé) : : 10,00 e / personne résa sur : marie@equitablecafe ou au 04 91 47 34 48

  • Samedi 24 mars à 17:00/18:00

Spectacle : La cité phocéenne ? Protis ? Gyptis ? Connaissez vous la véritable histoire de Marseille ?

Ce spectacle vous emmène quelques siècles en arrière et vous raconte avec fantaisie comment grecs et ségobriges se sont rencontrés puis unis, il y a 2600 ans.

Un spectacle burlesque et interactif pour les enfants et leurs parents, un spectacle d’urgence et de simplicité, des décors en carton-plâtre, des trucages compréhensibles pour rendre les enfants acteurs et complices d’un théâtre se construisant devant leurs yeux.

Deux comédiennes chanteuses passant du statut de narratrices à celui de personnages, sollicitent les enfants à participer pour qu’ils puissent entrer dans l’image avec leur corps et leur voix.

Par la compagnie La palpitante, contes théâtralisé, théâtre burlesque.

Prix libre, tout public

  • Samedi 24 mars à 20:30

Concert Arcenio

Acoustique / Afro-beat / Fusion

A la chora Sékou Kouyaté, du groupe de Ba cissoko

( Et comme une parenthèse...)

  • Mercredi 28 mars à 20:00

Rencontre avec Raphaël Granvaud
Autour de son livre Areva en Afrique.
Une face cachée du nucléaire français.

Une proposition des Editions Agone .

Préface d’Odile Tobner
L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain.
Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain.
Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage.
L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

Paru chez Agone en fevrier 2012. Table de presse

Membre de l’association Survie, Raphaël Granvaud est également l’un des rédacteurs de Billets d’Afrique, bulletin mensuel d’information alternative sur les avatars de la politique africaine de la France. Il a écrit notamment Que fait l’armée française en Afrique ? (Agone, 2009).

  • Jeudi 29 mars à 20:00

C’est pas joli, joli ....La trilogie du Panier

« Dans un monde globalisé où le capital grignote un peu plus chaque jour l’espace vital de tout un chacun, le plus vieux, le plus chaleureux et populaire, le plus authentique aussi, et surtout le plus typique… quartier du monde est à son tour menacé. Une résistance s’est mise en place, une lutte acharnée est annoncée. Deux clans, deux bars, un seul territoire… c’est pas joli joli ! »

Du pastis, de la pétanque, des répliques pagnolesques, des entrepreneurs mégalos et des aztèques, voilà les ingrédients du feuilleton du Panier "C’est pas joli joli ", fiction participative réalisée entre 2008 et 2010 avec les habitants du Panier par l’association Tabasco Vidéo en partenariat avec l’Atelier de Mars.

Diffusion de l’intégralité de la trilogie pour la première fois à Marseille !

En présence de Tabasco Video

  • Vendredi 30 mars à 19:00

La culture locale entre menaces et résistances

19h00 : Projection de Marseille panier des songes de Dalila Kadri. En présence de la réalisatrice.

20h00 : Discussion La plaine, Belsunce, Noailles, le Panier comment naissent et évoluent nos fêtes de quartiers ? Quelles sont les menaces qui planent sur le maintien de la culture locale ? Quelles sont les voix de la culture populaire ?

  • Samedi 31 mars à 20:30

Zawia en concert

Co-fondé par le leader et le compositeur du groupe shankara gna, le groupe Zawia (angle en arabe) continue l’aventure musicale du reggnarock en version acoustique.

Un retour prononcé et assumé vers les instruments traditionnels marocains.

Zawia est une ouverture entre les racines berbères africaines des styles traditionnels marocains, et le rock reggae à la sauce shankara gna.

Le trio de zawia : voix, guitare et bendir révèle le parfum de la danse vers la transe, dans un esprit de voyage, de fête et de liberté.

Plus d’infos :
Equitable café
54 Cours Julien
13006 Marseille
04 91 47 34 48

Mis à jour : mardi 20 mars 2012
La dynamo

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