Décembre 2004
SYNTHÈSE

Pourquoi et comment impulser une dynamique locale ?

Issue d’une démarche territoriale initiée par les acteurs locaux, l’économie solidaire doit trouver sa place dans les différentes contractualisations territoriales.

L’appui, l’encouragement, voire l’incitation à la création d’activités nouvelles sur le territoire sont les conditions indispensables pour répondre aux attentes des populations désireuses de s’installer et travailler.

Ainsi, elle peut permettre :

- d’aider les porteurs de projets de l’EAS à créer leur initiative,

- de développer la participation des habitants aux projets,

- de développement du territoire,

- de développer et valoriser des systèmes d’échanges non-monétaires sur les territoires,

- de développer et promouvoir des projets territoriaux plus partagés grâce à l’implication d’acteurs de l’économie marchande, non-marchande et non-monétaire.

Pour se développer, l’économie solidaire doit passer par une construction territoriale, et nécessite deux éléments :

- la lisibilité de la demande sociale, qui va exprimer les besoins des habitants et du territoire dans différents domaines de la vie courante (logement, éducation, transports, emploi...),

- une contractualisation autour d’enjeux partagés dans la confiance et le respect réciproques entre acteurs de l’EAS et collectivités locales.

Le développement de l’économie solidaire sur un territoire est fortement lié au processus démocratique, notamment à la participation des habitants.

L’appui, l’encouragement, voire l’incitation à la création d’activités nouvelles sur le territoire sont les conditions indispensables pour répondre aux attentes des populations désireuses de s’installer et travailler. L’économie solidaire est une démarche qui participe à l’ouverture d’espaces publics par un certain positionnement sur le territoire, mais aussi par la mixité des ressources qui sont en jeu, à la fois monétaires, non monétaires, et qui amène différents acteurs à se confronter et à construire conjointement une offre de biens et de services.

L’économie solidaire permet aux collectivités locales et aux comités de bassins d’emploi de créer de nouveaux réseaux de soutien à la création d’activités, de favoriser l’émergence d’entrepreneurs individuels ou collectifs, de promouvoir des valeurs de solidarité et de réciprocité, de développer de l’épargne de proximité. Pour favoriser le développement de nouvelles activités et l’accueil de nouveaux acteurs, il est aussi nécessaire de rationaliser le réseau des acteurs (meilleure organisation, meilleure communication, connaissances communes du territoire, perspectives en matière de nouvelles niches, complément du panel des acteurs).

L’enjeu pour les territoires organisés est de tendre vers une économie :

  • au service de l’humain et du lien social : les initiatives de l’économie solidaire ne recherchent pas le profit mais privilégient l’utilité sociale ; en ce sens elles interrogent la définition même de la notion de richesse,
  • au service des solidarités entre individus d’un territoire, entre territoires (au niveau régional, national ou international), entre activités et entre les générations futures,
  • au service d’un développement qui favorise la coopération et l’action citoyenne,
  • au service de la qualité de la vie pour tous et la préservation des ressources naturelles.

Sur la base de ce projet politique, des élus locaux ont manifesté le besoin d’une coordination au plan national. Le Réseau des Territoires de l’Economie Solidairese propose d’être le lieu de rencontre des collectivités engagées dans une démarche d’économie solidaire.

Pour répondre de façon cohérente au développement économique lié à l’accueil de nouvelles activités et de nouvelles populations, l’économie solidaire, par sa notion de proximité, peut enrichir le territoire de nouvelles perspectives et accentuer l’attractivité économique.

Mis à jour : samedi 15 septembre 2012
La dynamo

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