Mars 2012

Pour un Printemps des Associations Citoyennes


Appel à la mobilisation !

Les associations sont aujourd’hui menacées dans leur existence même, alors qu’elles constituent l’un des piliers de la vie culturelle, sociale et démocratique. Elles sont aujourd’hui durement frappées par les plans de rigueur successifs. Les interventions de l’État et des collectivités connaissent une nouvelle régression, qui se traduit par la disparition de très nombreuses associations et de nombreuses pertes d’emplois (26 000 en 2010, combien en 2011 ?) Leurs adhérents ont de moins en moins la possibilité de participer au financement des associations et de leurs des actions, et la crise accroît un repli individualiste et corporatiste qui pénalise l’engagement et le soutien des adhérents aux associations.

Cela s’ajoute à des politiques publiques qui depuis 10 ans méprisent la vie associative en assimilant les associations à des entreprises commerciales, en les restreignant à un rôle de prestataires ou de sous-traitants, en les obligeant à se regrouper sous la contrainte, alors que la diversité associative est un trésor national, en multipliant les appels d’offres au détriment de relations partenariales.

Tout cela est inacceptable.

Pour reconstruire une société solidaire et fraternelle

[...]

Nous appelons toutes les associations qui travaillent au bien commun et contribuent à la transformation de la société, à rejoindre le Collectif des associations citoyennes afin de créer les conditions pour faire advenir un partenariat renouvelé et fructueux entre les associations et les collectivités.

Pour signer l’appel cliquez ici

Les propositions résumées du Collectif des Associations Citoyennes

  • 1. Renforcer le rôle des associations en matière de participation citoyenne en redonnant toute sa place à l’engagement bénévole, en favorisant l’accès des citoyens au débat public et leur participation à la décision publique.
  • 2. Construire de nouvelles relations entre associations et collectivités, confrontées aux mêmes enjeux de survie des territoires, en développant des actions partenariales pérennes dans un esprit de complémentarité et de reconnaissance réciproque du rôle de chacun.
  • 3. Créer de nouvelles modalités de financement pour les actions porteuses d’intérêt général ou d’utilité sociale, afin de les sécuriser dans la durée, en distinguant clairement les activités lucratives des activités économiques d’utilité sociale, en préservant du marché certains secteurs d’activités correspondant à des besoins de société.
  • 4. Abroger certaines dispositions de la réforme des collectivités territoriales en restaurant la compétence générale des départements et des régions et les différentes formes de concertation nécessaires à la mobilisation de tous les acteurs des territoires.
  • 5. Mettre en œuvre une autre RGPP (révision générale des politiques publiques), fondée de manière équilibrée sur des critères tout à la fois quantitatifs et qualitatifs.
  • 6. Peser sur l’élaboration de la réglementation européenne, afin d’exclure du champ de la concurrence les actions porteuses d’intérêt général, économiques ou non. Au-delà, il serait nécessaire de développer un droit européen de l’intérêt général appuyé sur la charte des droits fondamentaux des peuples, au sein desquels serait reconnu de façon positive le droit d’association.
Mis à jour : vendredi 30 mars 2012
La dynamo

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