Les Jardins de l’Espérance

Outil de partage et de transmission

"Réaliser et gérer, seule ou en partenariat, des jardins et des projets d’éducation à l’environnement ouverts à tous, et visant particulièrement l’intégration de publics handicapés ou malades et l’insertion de publics en difficulté", tel est l’objet social des Jardins de l’Espérance à La Ciotat.

C’est un lieu où l’on arrive par un chemin tortueux, étroit, bordé de pierres sèches qu’à La Ciotat, on appelle le chemin des Poissonniers. Un espace hors de la ville où le calme est absolu et pourtant l’autoroute et son tumulte sont si proches. L’effet jardin peut-être. Celui qui apaise, qui éloigne les agressions contenues dans l’urbain pour se retrouver face à la nature, ses cycles, ses ravissements, ses exigences aussi.

Les Jardins de l’Espérance, depuis 9 ans qu’ils y travaillent, ont su aménager un espace comme un écrin (de 7000 m2 tout de même) à quelques encablures des anciens chantiers navals. 2004, c’est la date d’occupation du lieu actuel, chemin des Poissonniers. Mais l’association, elle, existe depuis 1995. Presque 20 ans, c’est peu si l’on compare à la croissance d’un arbre mais c’est énorme dans le monde des jardins. Pour exister si longtemps, les Jardins de l’Espérance ont du s’appuyer sur une équipe dynamique, créative, complètement mordu par le virus des jardins et prête à le transmettre. C’est d’ailleurs avant tout cela les Jardins de l’Espérance : un outil de partage, de transmission, d’éducation et de soins porté par des passionnés.

Les activités du jardin

Au départ, le jardin se tourne vers l’éducation à l’environnement. Support d’animations auprès de scolaires mais aussi de personnes handicapées, le jardin accueille des groupes pour découvrir, pratiquer le jardinage, sensibiliser aux questions d’éco-citoyenneté et environnementales. Quand les groupes ne peuvent venir au jardin, ce sont les animatrices qui font le déplacement avec insectes, graines et bonne humeur sous le coude. Et dans une école, un institut spécialisé ou un espace public, des jardins fleurissent, propices à de nouveaux apprentissages et de nouvelles pratiques. C’est pour ces raisons que les jardins de l’Espérance se conjuguent au pluriel, ils ne cessent de faire des petits partout où ils vont.

Depuis 2001, les jardins se sont ouverts à un public en insertion en développant des ateliers et chantiers d’insertion qui accueillent aujourd’hui 28 postes ainsi que des mineurs en réparation pénale et des adultes en travaux d’intérêt général. Ils se forment aux métiers des espaces verts et contribuent à l’aménagement du jardin entre autres. Là encore, l’idée soutenue est celle du jardin qui soigne des maux de l’exclusion. Ce sont donc des publics très divers qui se croisent aux jardins de l’Espérance. Certains viennent y semer des radis et récoltent le persil que d’autres ont planté, c’est ainsi que l’échange se conçoit, de l’un vers l’autre sans se soucier de qui donne et qui reçoit sinon la nature. L’essentiel étant d’avoir passer un moment à se confronter au vivant et d’y avoir ressenti du bien-être.

Être bien avec la nature, être bien avec soi

L’hortithérapie et ses méthodes sont pratiquées aux Jardins de l’Espérance pour apporter du bien-être et des soins aux personnes handicapées. Viviane Cronier, animatrice aux jardins, nous en parle :

Les bénéfices de l’hortithérapie par Viviane Cronier (1min28)
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Aujourd’hui, près de 20 ans après leur création, les Jardins de l’Espérance sont devenus un exemple en termes d’expérimentation de nouvelles pratiques, de diffusion du savoir et même d’essaimage puisque ce qui se crée ici est appliqué ailleurs. Ils contribuent avec le Réseau des Jardins Solidaires Méditerranéens (RJSM) et l’association Pistes Solidaires au programme EUGO d’échange de bonnes pratiques entre jardins européens.

Mais les temps sont durs et le jardin, comme bon nombre d’associations subit les restrictions budgétaires en chaîne dans les institutions. Beaucoup d’écoles et d’instituts spécialisés ne font appel à lui que pour des visites ponctuelles. Moins de longs cycles qui permettaient un travail de fond avec le public. Plus de "sorties à la journée", moments uniques d’évasion pour les enfants mais trop peu constructifs. Partout les cordons de la bourse se resserrent et le jardin n’est pas épargné. Malgré cela, il suffit de se poser un instant à l’ombre du vieil amandier pour observer le silence de la nature en action et constater le chemin parcouru. Visitez, adhérez aux Jardins de l’Espérance pour qu’ils continuent de semer les graines du bien-être.

Les Jardins de l’Espérance
Chemin des Poissonniers - 13600 LA CIOTAT
ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h
04 42 08 01 12
contact@jardinesperance.org
www.jardinesperance.org

Mis à jour : jeudi 25 avril 2013
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