Décembre 2009

Les toilettes sèches officiellement autorisées


Les toilettes sèches, ce sont des W.-C. écologiques qui fonctionnent sans eau. Officiellement reconnus par un décret du 9 octobre 2009, ces

équipements pourraient être promis à un bel avenir. Les toilettes sèches, ce sont des W.-C. qui fonctionnent sans eau. On les appelle également toilettes à compost ou toilettes à litière bio-maîtrisée. Le principe : les matières organiques (selles et urines) sont recueillies dans un seau en acier

inoxydable ou en plastique contenant une couche de plusieurs centimètres de litière (sciure, copeaux, broyats végétaux, carton déchiqueté....). Après chaque utilisation, il suffit de couvrir les selles avec un peu de litière. Cet apport de matière permet de neutraliser les odeurs et d’obtenir un rapport carbone/azote favorable à la décomposition rapide des matières et au compostage. Aménagé dans un coin du jardin, le carré à compost recevra régulièrement les effluents des toilettes (un seau d’une quinzaine de litre doit être vidé tous les dix jours pour une famille de quatre personnes). Après une à deux années de repos, le compost ainsi obtenu est prêt à l’emploi dans le jardin.< /span>

Les toilettes sèches n’étaient pas reconnues par la réglementation. C’est désormais chose faite grâce à un décret paru le 9 octobre 2009 au Journal Officiel. Le texte les autorise « /à condition qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines. Le décret porte sur deux types d’équipements :

  • ceux qui traitent en commun les urines et les fèces, qui les mélangent à un matériau organique pour produire du compost ;
  • ceux qui traitent les fèces par séchage. Dans ce cas, les urines doivent rejoindre la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères.

Le décret du 9 octobre devrait donner un nouvel élan à ces équipements écologiques. L’association Empreinte a recensé près de 1 400 foyers qui utilisent des toilettes sèches. Sur la base de dix utilisations par jour, et en considérant que des toilettes conventionnelles consomment six litres à chaque fois, l’économie d’eau potable atteint trente millions de litres par an. Empreinte rappelle également que les produits d’évacuation des W.-C. classiques constituent 60 % des eaux à épurer en France.

Chez les fabricants, le prix d’une toilette sèche démarre aux alentours de 300 € (seau, meuble, cuvette, etc.). En autoconstruction, le coût descend à une cinquantaine d’euros. Pour en savoir plus, connectez-vous sur le site de l’association Empreinte, www.habitat-ecologique.org

Source

Mis à jour : vendredi 11 décembre 2009
La dynamo

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