Crise profonde des institutions A quand le passage de la République à une Démocratie ?
« C’est pas la rue qui gouverne » : mais les électeurs s’opposent à la libéralisation du droit du travail. Flexibilité, licenciements sans justification : 12 semaines de mobilisation record avec des relents de la crise des banlieues.
Crise de la démocratie représentative : L’UMP contrôle l’Elysée, Matignon, l’Assemblée nationale, le Sénat, Conseil Constitutionnel, Conseil d’Etat... Et paradoxalement, jamais le Parlement n’a été aussi peu pris en compte avec le recours au 49-3 pour l’acte II de la décentralisation, pour le CNE, pour la Loi de cohésion sociale....
Dialogue social : véritable incantation électorale puisque la loi Fillon du 4 mai 2004 sur le dialogue social fixait l’obligation d’ouvrir une négociation avec les partenaires sociaux avant toute modification du code du travail : ah le problème de méthode !
Intoxication de la communication gouvernementale : 5 000 (le 18/03), 28 000 (le 28/03), 35 000 (le 4/04) manifestants à Marseille, le Préfet de Région devrait parfois descendre dans la rue voire aller au stade vélodrome.
Je ne sais pas vous, mais tous les termes de guerre employés lors de ce mouvement social me laissent songeur sur le fait d’être gouverné dans l’intérêt général : bataille, ultimatum, mobilisation, affrontement, menaces, conflit, ...
Des bouleversements climatiques A quand une décroissance énergétique ? « Faisons vite ça chauffe »
Réchauffement climatique : Au cours des trente dernières années, la Terre s’est réchauffée de 0,6 °C et de 0,8 °C depuis cent ans.
2005 a été l’année la plus chaude depuis plus d’un siècle, 14 ouragans se sont formés, battant l’ancien record de 12 cyclones en 1969. Le fleuve Amazone a atteint son niveau le plus bas depuis trente cinq ans et plusieurs dizaines de milliers d’hectares des forêts bolivienne et péruvienne sont partis en fumés. Avril 2006, crue historique de l’Elbe en Allemagne du Nord.
Développement non viable : à l’échelle mondiale, l’exploitation des ressources dépasse de 20 % les capacités biologiques de la terre.
Incitation au surendettement Etre ou avoir, quelles sont nos vraies valeurs ?
Immobilier : 115 % de hausse dans l’ancien en huit ans pour l’ensemble de la France ; depuis le 1er janvier 2006 les frais de notaire sont passés de 4,89 % à 5,09 % pour l’achat d’un appartement ; la durée des emprunts s’allonge : 25, 30 ans ; flambée du prix du mètre carré, où à Marseille par exemple le prix moyen passe de 1300 € à 2800 € en six ans... Mais quelle qualité de vie ont gagné les marseillais : dégradation du service public ; hausse des loyers, du bâti, de la taxe des ordures ménagères, de la taxe d’habitation, absence de crèches, surendettement de la Communauté Urbaine, perte de pouvoir d’achats, ...
Consommation : la France a enregistré une nouvelle accélération de 4,7 % des encours de crédit à la consommation en 2005.
Dette publique : 17 000 € par Français
Ménages surendettés : L’endettement total des Français représente 56,6% de leur revenu disponible, l’un des niveaux les plus élevés depuis 20 ans.
57,8% des moins de trente ans avaient un crédit à leur nom en 2005, le taux le plus élevé des 15 dernières années.
Dès qu’une famille perd la cadence du remboursement de ses emprunts (licenciement, divorce, accident, problème de santé), elle approche de la ligne rouge du surendettement.
