S’agit-il simplement d’atténuer les effets sociaux et écologiques de la crise du capitalisme comme ceux des désengagements de l’État social ? Dans ce cas l’économie sociale et solidaire apparaîtrait bien comme une des béquilles du capitalisme.
Ou bien, à l’inverse, cette créativité peut elle déboucher sur une réelle transformation sociale par ses tonalités expérimentales et libertaires ? Plutôt qu’un mythologique "Grand Soir", elle nous inviterait alors à commencer à changer la société ici et maintenant. Plutôt que de se réfugier dans l’étatisme, elle inciterait à l’auto-organisation.
L’auteur envisage les risques réels de la première hypothèse de l’alternative tout en faisant le pari de la seconde.
A propos de l’auteur : Bruno Frère est docteur en sociologie, membre du Centre d’étude de l’opinion de l’Université de Liège et chercheur associé au Groupe de sociologie politique et morale de l’EHESS. Il est notamment l’auteur du Nouvel esprit solidaire (Desclée de Brouwer, 2009).
L’économie sociale et solidaire : béquille du capitalisme ? Bruno Frère, Ed. Textuel, 2011

